DES RAISONS D’Y CROIRE

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-            Inauguration des nouveaux quais du Port Autonome de Pointe-Noire ;

-            Inauguration de la minoterie du groupe SOMDIAA ;

-            Lancement officiel du Grand Moulin du KOUILOU (GMK) ;

-            Lancement de la 3ème turbine de la Centrale Électrique du Congo.

 

Ce qu’il faut retenir pour les jeunes :

Le Chef de l’État n’a cessé de réaffirmer sa volonté d’offrir une espérance à notre jeunesse, tout en bataillant pour la recherche des moyens de relever notre économie fauchée par une crise sans précédent dont les effets se font ressentir depuis environ six (06) ans dans tous les secteurs.

Son corollaire le plus flagrant ? Le chômage structurel des jeunes. Cette couche majoritaire de notre population (+de 60%), porteuse de chapelets d’attentes, mais une couche qui est l’objet préoccupant du Chef de l’État. Pour s’en rassurer, il suffit de s’en tenir à la constance de ses engagements exprimés tour à tour dans «  la marche vers le développement » ; rappelés dans ses adresses, notamment dans la dernière, celle du 17 décembre 2019. Oui, rappelés à nouveau.

Quel est donc l’intérêt de ces rappels ?

 C’est pour faire de leurs échos un gage d’assurance, tout comme le signifiait Manuel VALLS dans «  l’exigence » ‘’Pour que la résonnance d’un discours puisse trouver des relais dans les consciences,  pour qu’une fois les mots compris, ils soient dits à nouveau, pour que de ces mots renouvelés naissent de nouvelles pensées, pour que de ces pensées puissent naître de nouvelles actions’’.

Face aux attentes de cette jeunesse, il a développé une sensibilité imprenable, en dépit d’un contexte économique drastique qui ne concède aucun degré de mobilité  d’action. Mais il assure et rassure.

L’épineuse question de l’employabilité des jeunes  se pose toujours avec acuité. Il  en est conscient, c’est un enjeu majeur. C’est pourquoi il a pris la résolution d’améliorer l’employabilité des jeunes congolais, donc leurs compétences, pour leur permettre d’obtenir, avec moins de difficultés, une place dans le marché du travail et d’y rester quand ils y sont parvenus. La réalité flagrante d’un système éducatif en contradiction avec les besoins vitaux de la société et la nécessité de la réformer pour l’adapter aux  évolutions de la société, font partie des réformes structurelles préconisées  par ‘’la marche vers le développement’’ pour rendre leur poursuite plus  résiliente  et les aider à atténuer l’impact du choc économique actuel sur les jeunes.

Que dire donc de ‘’ la marche vers le développement’’ ? C’est  un projet  ambitieux par lequel le peuple l’a élu et dont la mise en œuvre est en cours, soutenue par le peuple. L’essentiel de la doctrine  du projet, dont le programme d’action avait été décliné par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, repose sur le  ‘’tout économique’’ et le  ‘’tout social’’. L’essence   de la doctrine est sans commune mesure la priorité donnée à la création  des richesses, c’est-à-dire la valorisation des ressources nationales et l’emploi  des jeunes, ainsi que l’accès aux services sociaux de base. C’est en gros le leitmotiv de l’action du gouvernement. À chaque fois, un lien abyssal  a toujours mis en relief l’employabilité des jeunes,  sans nulle  doute motivé par la recherche de l’équilibre  des relations croissance/emploi ; formation/emploi ; innovation/emploi. Mais, taclés par cette conjoncture impitoyable, il  nous apparait de prime abord difficile de relever la pente.

C’est alors qu’il nous convient de garder  en mémoire l’impératif de basculer vers la nouvelle politique officielle, celle qui veut que le nouveau paradigme soit le passage d’une société d’employés à une société de créatifs, de coopératifs,…

Il apparait clair que seule  une volonté de diversification de l’économie peut redonner de la valeur à notre économie nationale fragilisée. Cela est à  envisager par la mise en valeur de nos potentialités en ressources naturelles. C’est  le cas de consacrer les ressources nationales avérées à l’agriculture, la pêche, l’agro-industrie, l’industrie, l’artisanat, les PME, les TIC, le tourisme, etc…

Dans cet ordre d’idées, le triomphe de notre abnégation dans le sacrifice du travail et de la créativité nous poussera à sortir de la  nostalgie de l’ère pétrole.

Ah, le pétrole donc !

Face à l’impasse actuelle, s’il est parfois tentant de raisonner comme dans le  passé, lorsque le pétrole était, la  majeure partie de notre économie, la principale source de  richesse pendant une durée considérable, il nous  faut aussi nous rendre à l’évidence que le pétrole n’est plus aujourd’hui  porteur d’espoir. C’est lui (avec la chute de son cours) qui est l’origine de la crise. Mais  il  n’est plus qu’un souvenir et la leçon à en tirer est qu’il nous faut désormais  changer notre façon de faire. En adoptant des nouvelles habitudes qui ont trait au développement  d’une culture tournée vers le retour à la terre par exemple. Ainsi sera insufflé  un renouveau de toute l’énergie de notre société.

En somme, au nombre des actions déjà actées par le Président de la République en cette année charnière 2020, (à l’instar de  l’usine SOREMI à MFOUATI), s’ajoutent les inaugurations précitées par le Président de la République : un élargissement du champ des possibles pour les jeunes en terme  d’emploi, donc le spectre de l’espérance à courir. Autant de raisons de continuer à y croire.

Nous devons, pour conclure comme VALLS, ‘’être capables collectivement de garder les yeux rivés sur l’intérêt général et de nous montrer à la hauteur, dans une situation déjà difficile sur le plan économique’’. En privilégiant à tout instant ‘’l’émulation’’ à ‘’ l’adversité’’, pour maintenir à un niveau toujours optimal l’idéal de la paix qui favorise l’unité et la cohésion nationale.

 

 

 

Destinée  Hermella  DOUKAGA,

Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique