Ton nom est shébab
Celui qui t’a crée est un minable.
Tu te crois si brave
Que tu jettes ton attelage
De sans foi ni loi
Sur des âmes sans défense.

Tu fais des ravages qui t’émeuvent,
Si ce n’est par largage à l’explosif
Aux voisinages d’un centre commercial,
C’est par assaut à la kalache
Dans un modeste campus universitaire.

Tu répands ta rage de répugnance
Sur des créatures sans étalage,
Et tu crois décrocher une victoire.

Mais si dans le crâne tu en as
Assez pour recréer le monde,
Comme tu en as,
Ce courage lamentable,
Vas donc voir dans les flammes
Du Nyiragongo si proche de ta cage,
Combats alors les laves du volcan en furie.

Mesures ta sublimité à celle du cratère,
Plonges-toi en plein cœur et attaques :
Comme tu sais l’être,
Sans doute, tu en sortiras triomphant,
Que des médailles à ton honneur !

Nous, soulagés,
Ton créateur décoré.
Ta guerre, tu l’auras conquise,
L’Afrique tout entière épargnée
Et le reste de l’humanité.
DDH
Aux victimes de l’intolérance
Je suis KENYA

 

DDH, 19/04/2015